Recommissioning

Un « recommissioning » est par définition un processus systémique qui cible les améliorations opérationnelles à apporter au bâtiment existant, sans proposer des modifications importantes, afin d’améliorer le confort, la qualité de l’environnement intérieur, la réduction des plaintes, la réduction des frais d’exploitation (meilleure fiabilité), l’amélioration des pratiques d’opération et maintenance et, de générer des économies d’énergie.

 

Ce n’est pas un projet en efficacité énergétique qui cible principalement et quasi uniquement les économies d’énergie.

 

Un « rétrocommissioning » est similaire à un « recommissioning » en terme de processus mais diffère par le fait que le bâtiment visé n’a pas été soumis préalablement à un « commissioning » initiale suite à sa construction.

 

Objectifs opérationnels (à définir en début de projet)

  • Définir la plage de température acceptable (ou les consignes d’occupation et inoccupation) en été et en hiver par type ou par locaux (bureaux, entrepôt, stationnement, etc),
  • Définir s’il y a lieu les conditions d’humidité dans ces endroits,
  • Définir s’il y a lieu les exigences de pression dans ces endroits,
  • Définir les horaires d’occupation et les taux d’occupation correspondants,
  • Définir les horaires de fonctionnement des systèmes de ventilation,
  • Définir la plage de température de la boucle d’eau refroidie,
  • Définir la plage de température de la boucle d’eau mitigée.

 

Valeurs de consigne

  • Point à considérer dans un RCx
  • Les exigences opérationnelles sont l’objectif à atteindre par rapport aux consignes de conception
  • Des valeurs de consigne dynamiques sont souhaitables dans certains cas
    • Ajustement de la température d’eau glacée selon la demande
    • Ajustement de la température d’alimentation
      • Selon la température extérieure
      • Selon la température de retour
      • Selon la demande des pièces
    • Ajustement de la pression statique (EFV)
    • Attention aux effets croisés d’une variable par rapport au reste (ajustement trop basse de la pression statique peut entraîner un problème de fonctionnement en terminaison)
    • Les essais et tests de validation sont requis pour assurer la persistance

Étalonnage (calibration)

  • Point à considérer dans un RCx car les lectures des sondes ont un impact significatif si elles sont erronées.
  • La détection des sondes erronées se fait par l’analyse du SGE, des suivis de tendance et par une vérification systématique point par point.
  • Réalisation d’un plan d’étalonnage qui contient
    • Système visé
    • Liste des points à étalonner
    • Incertitude maximale
    • Fréquence d’étalonnage
    • Formulaire de suivi d’étalonnage

Note : si des consignes dynamiques sont déjà présentes, la vérification de celles-ci est requise. Cette vérification peu se faire par le suivi des tendances de divers points, l’enregistrement de la demande de réchauffe et, par le suivi des plaintes de température trop froide.

Séquences de contrôle

  • Tout comme pour les composantes du SGE, la détection des anomalies passe par le suivi des tendances, une analyse du fonctionnement et, au suivi des plaintes.
  • Attention aux données en mode manuelle ou « override ».
  • Attention aux interactions entre les diverses boucles de contrôle.  Un ajustement de la température d’alimentation pourrait provoquer, au niveau des boîtes VAV, une réaction inverse et cyclique par rapport à l’ajustement de la pression statique.
  • L’ajustement de la température d’alimentation devrait être priorisé compte tenu de l’impact sur les économies nonobstant la consommation de force motrice qui devrait légèrement augmenter dans le cas d’un système de ventilation à EFV.
  • Quant à la régulation par pression statique, elle peut être optimale durant les semaines les plus chaudes.
  • L’ajustement des boucles « PID » est souvent nécessaire pour tenir compte de la vitesse de réaction réelle des équipements mécaniques.  Rares sont les « commissioning » après construction qui ont ciblé ou visé la vérification des boucles « PID ».
  • La localisation des sondes est à vérifier…

Pour les équipements centraux

  • faire fonctionner une chaudière entre 40 et 90% de sa capacité nominale.
  • le kW/tonne d’un refroidisseur est optimum entre 50 et 70% de charge.